Français, bilingue ou immersion : que cherchez-vous ?
Avant de choisir une ville, précisez la place que vous souhaitez donner au français dans votre diplôme. Le nom d’un établissement ne suffit pas à connaître la langue de tous ses cours.
| Votre objectif | Piste à examiner | Question à poser |
|---|---|---|
| Étudier principalement en français | Établissement francophone ou parcours offert en français | Les cours obligatoires sont-ils accessibles en français jusqu’au diplôme ? |
| Étudier dans les deux langues | Parcours bilingue | Quelle place chaque langue occupe-t-elle dans les cours et les évaluations ? |
| Développer son français pendant des études en anglais | Immersion dans un programme participant | Quels niveaux sont exigés en français et en anglais ? |
À l’Université d’Ottawa, le Régime d’immersion en français s’ajoute à certains programmes en anglais. Il faut notamment démontrer une compétence avancée en français et satisfaire aux exigences d’anglais du programme. Ce n’est donc pas la même chose qu’un cursus entièrement francophone.
Pour chaque formation, demandez aussi dans quelles langues se déroulent les stages éventuels et quels services sont accessibles en français. Faites préciser la réponse pour votre programme, votre campus et votre rentrée.
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Universités et programmes en Ontario
Le plan d’action ontarien 2024-2025 à 2027-2028 pour l’enseignement dans la langue de la minorité décrit un réseau qui comprend des universités francophones ou bilingues et deux collèges de langue française. Parmi les pistes universitaires figurent notamment l’Université de l’Ontario français et l’Université de Hearst.
L’Université d’Ottawa offre un point de comparaison : renseignez-vous sur un parcours offert en français et sur les programmes en anglais auxquels peut s’ajouter le Régime d’immersion. Les préalables et la langue des étapes obligatoires doivent être examinés pour la formation qui vous intéresse.
Un établissement bilingue ne garantit pas que tous les cours de chaque programme sont offerts dans les deux langues. De même, le plan ontarien décrit un réseau; il ne confirme pas l’ouverture d’une formation particulière à votre rentrée. La fiche StudyCanada présente l’établissement, sans remplacer les renseignements d’admission du programme.
Les collèges francophones : une autre voie
Le Collège Boréal et La Cité sont les deux collèges de langue française cités dans le plan ontarien. Si vous hésitez entre collège et université, comparez le titre délivré, le contenu des cours, les stages éventuels et les possibilités de poursuivre vos études.
Boréal indique que ses programmes postsecondaires sont offerts en français, même si certains exigent une bonne maîtrise de l’anglais. La Cité présente une procédure internationale régulière ainsi qu’une voie distincte liée au pilote fédéral pour les communautés francophones en situation minoritaire. Dans les deux cas, vérifiez le campus, les préalables et la disponibilité de la formation pour votre rentrée.
Si vous envisagez ensuite l’université, ne présumez pas qu’un transfert sera automatique. Demandez vers quel programme il peut mener, quelles conditions s’appliquent et comment les crédits seront examinés. Une possibilité de transfert n’indique pas, à elle seule, la durée qu’il restera à étudier.
D’autres possibilités hors Québec
En Alberta, le Campus Saint-Jean constitue une piste au sein de l’University of Alberta. Son prospectus 2026-2027 présente notamment des parcours bilingues et des parcours avec transfert. Confirmez les modalités pour votre année d’études : la description d’un parcours au Campus Saint-Jean ne s’applique pas nécessairement à toute l’université, et un transfert n’est pas garanti.
Au Nouveau-Brunswick, l’Université de Moncton compte trois campus francophones : Edmundston, Moncton et Shippagan. Vérifiez lequel accueille la formation souhaitée plutôt que de supposer que les trois campus offrent les mêmes parcours. Le Nouveau-Brunswick est une province officiellement bilingue, et non uniquement anglophone.
En Nouvelle-Écosse, l’Université Sainte-Anne offre des études universitaires et collégiales en français, avec certaines exceptions. Ces exemples sont des points de départ pour votre recherche, pas un inventaire complet des possibilités hors Québec.
Quelle preuve linguistique préparer ?
Parler français ne dispense pas automatiquement d’une preuve de compétence. Au premier cycle à Ottawa, certaines études antérieures peuvent donner lieu à une exemption de test, selon notamment leur lieu, leur durée et leur langue. L’université peut toutefois demander un test ou refuser une exemption.
Préparez vos relevés et demandez au service des admissions quels documents sont acceptés pour votre parcours. Si l’anglais intervient dans la formation, vérifiez aussi ses exigences : un programme en anglais assorti d’une immersion en français comporte notamment des conditions linguistiques dans les deux langues.
Gardez ces trois questions distinctes : quelle langue faut-il démontrer pour l’admission ? Dans quelle langue se déroulent les cours et les évaluations ? Quels appuis linguistiques sont proposés pendant les études ?
Bourses et budget : à qui s’adresse l’aide ?
Une aide liée au français ne s’adresse pas nécessairement à toute personne francophone. Le statut au Canada, le parcours linguistique et les conditions d’inscription peuvent faire la différence.
| Aide à examiner | Public visé | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Exonération partielle à Ottawa | Étudiantes et étudiants internationaux admissibles dans certains parcours en français ou en immersion | Vérifier les conditions d’admissibilité et de maintien, ainsi que la valeur applicable à la cohorte |
| Bourses de français langue seconde de l’ACUFC | Citoyennes et citoyens canadiens ou résidents permanents ayant l’anglais comme première langue officielle parlée, sous réserve des autres critères | Ce n’est pas une aide générale aux étudiants internationaux francophones |
À Ottawa, les conditions ordinaires de l’exonération au premier cycle comprennent le temps plein et au moins trois cours, soit neuf crédits, en français par trimestre. Des règles particulières s’appliquent notamment au printemps-été et pendant les stages coopératifs. La valeur varie selon le programme et la cohorte : consultez tous les critères avant de compter sur cette réduction.
Les bourses de français langue seconde de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne sont de 3 000 $ CA et ne sont pas renouvelables. Leurs conditions portent aussi sur les études antérieures, l’établissement participant, le temps plein, la durée du programme et la proportion d’activités en français.
Pour établir votre budget, partez des droits applicables à votre statut et à votre rentrée, puis soustrayez seulement les aides confirmées. Ajoutez le logement, l’alimentation, le transport, l’assurance et le matériel. Les tableaux de droits internationaux d’Ottawa consultés portent sur 2025-2026 et 2026-2027 : ne les prenez pas pour un devis d’une année future.
Étudiants internationaux : admission et permis sont distincts
Si vous avez besoin d’un permis d’études, vérifiez les documents exigés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Selon votre situation, une lettre d’attestation provinciale ou territoriale peut être nécessaire; des exceptions existent. Une offre d’admission ne garantit pas la délivrance d’un permis.
Le Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire est une voie particulière. Parler français ne suffit pas à y être admissible. IRCC exige notamment une citoyenneté figurant sur sa liste, une résidence hors Canada au moment de la demande, une lettre appropriée d’un établissement participant et le niveau NCLC 5 en français dans chacune des quatre compétences.
La formation doit notamment être postsecondaire, à temps plein, durer au moins deux ans, mener à un grade ou à un diplôme et comporter plus de 50 % de cours en français. Ces conditions concernent le pilote, pas tous les permis d’études.
À titre d’exemple limité, pour une demande au pilote déposée à compter du 1er septembre 2026, IRCC indique 23 448 $ CA par an pour une personne seule dans le groupe A. Il faut aussi démontrer des ressources pour la scolarité et le transport. Les autres groupes et les familles ont des montants différents : ce seuil n’est ni un budget personnel ni une règle universelle.
Ces renseignements sont généraux. Consultez IRCC pour connaître les conditions et les preuves financières applicables à votre situation au moment de la demande.
Une fiche pour comparer vos options
Pour départager quelques parcours, préparez une fiche pour chacun :
- Titre et campus : quel diplôme visez-vous et où se déroule la formation ?
- Langues : quelles sont les langues des cours obligatoires, des évaluations et des stages éventuels ?
- Admission : quels préalables et quelles preuves linguistiques sont demandés ?
- Financement : quels droits s’appliquent à votre cohorte et quelles aides sont déjà confirmées ?
- Vie étudiante et démarches : quels services et possibilités de logement souhaitez-vous examiner ? Quelles questions restent à poser à l’établissement et, si nécessaire, à vérifier auprès d’IRCC ?
Le bon point de départ n’est pas seulement de trouver un établissement hors Québec. C’est de choisir un parcours dont vous comprenez les modalités linguistiques, scolaires et financières jusqu’au diplôme.


