Commencer par le métier
L’immobilier offre plusieurs voies d’études : par exemple, la gestion urbaine, le développement de projets ou l’évaluation foncière. Le courtage et l’évaluation professionnelle demandent en outre de considérer les exigences de l’organisme compétent.
| Ce qui vous intéresse | Question pour orienter votre recherche |
|---|---|
| Gestion ou développement immobilier | Quel niveau d’études et quels sujets correspondent à mon projet ? |
| Accompagnement de transactions | Quel parcours mène à l’autorisation de courtage dans la province visée ? |
| Estimation de la valeur des biens | Quel titre ou quelle désignation est visé, et quelles études et expériences exige-t-il ? |
Ces orientations peuvent se croiser, mais elles ne sont pas interchangeables. Suivre un cours d’évaluation, par exemple, ne confère pas à lui seul un titre professionnel.
Universités et programmes
Les trois exemples suivants illustrent des formats différents : certificat, mineure et maîtrise. C’est une comparaison de parcours, pas un classement. Les fiches StudyCanada présentent les établissements ; consultez aussi ceux-ci pour connaître les conditions d’admission et l’offre au moment de votre candidature.
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Un programme, une école, un point de départ? Parlons de vos envies et construisons la suite de votre projet d’études au Canada.
Et si on commençait par vous?
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Un certificat en gestion urbaine et immobilière
Le Certificat en gestion urbaine et immobilière de l’Université Laval compte 30 crédits. Il est offert en ligne, normalement à temps partiel, et aborde notamment le droit immobilier, la gestion municipale et l’évaluation foncière.
C’est une piste à examiner si vous cherchez une formation ciblée. Si votre objectif est de devenir évaluateur agréé au Québec, vérifiez séparément les exigences de l’Ordre : le certificat ne confère pas à lui seul le titre.
Une mineure pour compléter des études de commerce
La Minor in Real Estate de Concordia University comprend 12 crédits et est réservée aux personnes déjà inscrites à l’École de gestion John-Molson. Cette condition compte dans le choix : la mineure complète un parcours existant plutôt que de constituer un diplôme autonome.
Une maîtrise en développement immobilier
L’University of Alberta annonce une première cohorte du Master of Real Estate Development en septembre 2027. La formation est annoncée sur un an, en présentiel.
Pour cette rentrée, l’université affichait, lors de la consultation, une date limite de candidature internationale au 1er mars 2027. L’annonce et le calendrier peuvent changer : vérifiez-les auprès de l’établissement avant de préparer votre dossier.
Courtage : des parcours propres à chaque province
Une formation universitaire peut être utile pour comprendre le secteur, mais elle ne remplace pas automatiquement le parcours du régulateur. Voici quatre exemples, qui ne couvrent ni toutes les conditions ni toutes les provinces et tous les territoires.
| Province | Étapes principales à examiner |
|---|---|
| Québec | L’OACIQ décrit une formation de base reconnue, un examen et une demande de permis dans les 12 mois suivant les résultats de l’examen réussi. |
| Ontario | Pour le parcours de salesperson, la phase préalable à l’inscription comprend cinq cours, deux simulations et six examens à terminer en 24 mois au maximum. La demande d’inscription doit ensuite suivre dans l’année. |
| Colombie-Britannique | Le parcours de vente comprend un cours et un examen, une formation de pratique appliquée et une demande approuvée par le dirigeant de l’agence envisagée. Certaines composantes pratiques précèdent le permis et d’autres le suivent. |
| Alberta | RECA distingue les secteurs résidentiel, commercial, rural et de gestion immobilière. Les exigences de formation et de permis dépendent du secteur choisi. |
D’autres conditions s’appliquent. Avant de choisir une formation, demandez à l’organisme compétent de la province et du secteur visés quelles étapes vous devrez accomplir.
Évaluation : distinguer titre et désignation
Au Québec, le parcours vers le titre d’évaluateur agréé, ou É.A., relève de l’Ordre des évaluateurs agréés du Québec. Il comprend notamment un diplôme reconnu ou une équivalence, un stage supervisé de 48 semaines à temps complet, un cours obligatoire et un examen. Le permis et l’inscription au tableau de l’Ordre sont nécessaires pour utiliser le titre.
L’Institut canadien des évaluateurs propose, pour sa part, les désignations CRA et AACI. La première vise certaines catégories de biens résidentiels ; la seconde couvre un éventail plus large. Dans le parcours de membre candidat, les minima d’expérience appliquée avant l’examen correspondant sont d’un an pour le CRA et de deux ans pour l’AACI. Le décompte commence à l’acceptation au programme d’expérience appliquée.
Ces minima ne représentent pas la durée totale garantie du parcours. Ils ne constituent pas non plus des permis provinciaux automatiquement valables partout. Pour comparer vos options, demandez à l’organisme concerné comment vos études s’inscrivent dans le cheminement vers le titre ou la désignation recherchés.
Comparer les formations et préparer sa candidature
Avant de choisir, regardez au-delà du nom du programme. Une mineure réservée à des étudiants déjà inscrits ne répond pas au même besoin qu’un certificat, tandis qu’une maîtrise correspond à un autre niveau d’études. Comparez les préalables, la langue, les cours, le rythme et le format.
Posez ensuite deux questions distinctes :
- À l’établissement : mes études antérieures permettent-elles une candidature et peuvent-elles être reconnues ? Quels documents sont requis ?
- À l’organisme professionnel : quelle part de mon parcours répond aux exigences du permis, du titre ou de la désignation visés ?
L’admission à l’université ne tranche pas automatiquement la question de la qualification professionnelle. Si vous avez étudié à l’étranger, prévoyez aussi du temps pour faire examiner votre dossier.
Budget et démarches des étudiants internationaux
Comparez les droits de scolarité selon votre statut et votre programme, puis prévoyez les dépenses de séjour et les éventuels frais liés à la qualification professionnelle. Les frais d’études et les coûts des démarches de courtage ou d’évaluation sont deux postes distincts à examiner.
Pour une demande de permis d’études présentée à partir du 1er septembre 2026, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada indique, hors Québec, 23 448 $ CA de ressources de subsistance pour la première année pour une personne, en plus des droits de scolarité et du transport. Le Québec a ses propres exigences. Ce montant est un seuil de preuve financière, pas une estimation du coût réel dans une ville donnée.
Pour une personne internationale, l’admission, le permis d’études, le travail après les études et l’autorisation professionnelle sont des questions distinctes. Une offre d’admission ne garantit pas les autres autorisations.
Si vous envisagez un permis de travail postdiplôme, vérifiez auprès d’IRCC les critères applicables à votre établissement, à votre programme et à votre situation. Le format compte : dans sa section sur l’apprentissage à distance depuis l’extérieur du Canada, IRCC indique qu’au moins 50 % du programme doit être effectué en classe au Canada lorsque la plus ancienne des deux dates suivantes est le 1er septembre 2024 ou une date ultérieure : le début du programme et la date figurant sur le reçu de la demande de permis d’études. D’autres règles et exceptions existent ; ce seuil ne garantit pas l’admissibilité. Cette vérification est particulièrement importante si vous envisagez une formation en ligne ou normalement à temps partiel.
Une fiche pour arrêter son choix
Pour chaque option, réunissez sur une même fiche cinq éléments : métier visé, contenu et niveau de la formation, province et exigences professionnelles, conditions d’admission et format, puis budget et démarches liées à votre statut.
Cette vue d’ensemble vous aidera à comparer non seulement les études, mais aussi les étapes qui resteraient à accomplir après celles-ci.


