Pourquoi s’intéresser à Montréal ?
Le Grand Montréal réunit des activités de Bombardier, Airbus, Pratt & Whitney Canada, CAE et Bell Textron Canada. Avions, moteurs, simulateurs et hélicoptères donnent une idée de la diversité des technologies présentes dans la région.
À l’échelle du Québec, le secteur aérospatial employait 43 100 personnes en 2024 et réalisait près de 22,8 milliards de dollars canadiens de ventes, selon le gouvernement provincial. Ces chiffres concernent l’ensemble de la province et des métiers du secteur, pas uniquement le génie.
La proximité d’entreprises peut orienter vos recherches et vos questions sur les stages. Elle ne garantit toutefois ni placement ni emploi, et ne signifie pas que chacune de ces entreprises est partenaire des programmes ci-dessous.
Trouvez votre voie. On vous aide à y voir clair.
Un programme, une école, un point de départ? Parlons de vos envies et construisons la suite de votre projet d’études au Canada.
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Universités et programmes
Voici trois exemples pour comparer deux formations de premier cycle et une maîtrise. Il ne s’agit ni d’une liste exhaustive ni d’un classement. Les caractéristiques présentées correspondent au dossier documentaire consulté le 5 novembre 2026 ; vérifiez les conditions et la structure applicables à la rentrée qui vous intéresse.
Concordia : un baccalauréat spécialisé à Montréal
À Concordia University, le BEng in Aerospace Engineering propose trois options : aérodynamique et propulsion, structures et matériaux, et avionique et systèmes aérospatiaux. Ces options ne sont pas trois diplômes distincts.
L’université présente aussi une formule coopérative permettant d’effectuer des périodes de travail rémunérées de 12 à 16 semaines. Renseignez-vous sur les conditions d’accès et l’accompagnement offert : la possibilité de participer au dispositif ne garantit pas un placement individuel.
Sherbrooke : une maîtrise après un premier diplôme
La Maîtrise en génie aérospatial de l’Université de Sherbrooke compte 45 crédits et mène au grade de maître en ingénierie. Elle offre notamment des cheminements avec stage industriel, avec projet, et en développement de produits et intégration des systèmes.
Le lieu principal est Sherbrooke, mais une partie des crédits doit être suivie dans un établissement partenaire ; des cours peuvent notamment avoir lieu à Montréal ou à Québec. Vérifiez les lieux et les horaires du cheminement choisi avant de prévoir vos déplacements. La faculté précise que le stage n’est pas garanti.
Toronto Metropolitan University : une option en Ontario
À Toronto Metropolitan University, le programme Aerospace Engineering - BEng (Hons) est annoncé à temps plein en quatre ans, ou en cinq ans avec co-op. Les orientations présentées sont Aircraft, Avionics et Spacecraft. Ces formats annoncés ne garantissent pas une durée identique pour chaque personne.
Comment choisir entre ces parcours ?
Commencez par votre niveau d’études. Si vous recherchez une première formation universitaire en génie, comparez les baccalauréats et leurs options. Si vous possédez déjà un diplôme pertinent en ingénierie, examinez plutôt les conditions et les cheminements de la maîtrise.
| Si votre intérêt porte sur… | Une piste parmi les exemples présentés |
|---|---|
| L’aérodynamique et la propulsion | L’option correspondante à Concordia |
| Les structures et les matériaux | L’option correspondante à Concordia |
| L’avionique | Les options présentées à Concordia et à Toronto Metropolitan University |
| Les véhicules spatiaux | L’orientation Spacecraft à Toronto Metropolitan University |
| Le développement de produits et l’intégration des systèmes | Un cheminement de la maîtrise de Sherbrooke |
Cette grille sert à démarrer votre recherche, pas à désigner le « meilleur » établissement. Consultez les cours obligatoires, les choix offerts et le moment où l’option doit être choisie : un intitulé ne décrit pas toute une formation.
Comparez aussi le type d’expérience pratique. Un projet de maîtrise, un stage industriel et une formule coopérative peuvent répondre à des objectifs et à des calendriers différents. Demandez ce qui est exigé dans le parcours précis qui vous intéresse.
Préparer sa candidature
Pour chaque programme retenu, relevez les préalables, les exigences linguistiques, les documents demandés et les dates correspondant à votre profil et à votre rentrée. Si vous avez étudié à l’étranger, demandez à l’université comment elle évalue votre diplôme et vos résultats plutôt que de convertir vous-même votre moyenne.
À titre d’exemple, la maîtrise de Sherbrooke indique notamment un premier grade en ingénierie ou l’équivalent, une moyenne minimale de 2,7 sur 4,3 ou jugée équivalente, et une connaissance fonctionnelle du français. D’autres conditions peuvent s’appliquer selon la formation antérieure et le cheminement.
Ces critères sont partiels et propres à cet exemple. Atteindre un seuil ne garantit pas l’admission : consultez les exigences complètes de l’établissement avant de préparer votre dossier.
Stages : les questions à poser
La mention « co-op » ou « stage industriel » ne suffit pas à décrire l’expérience que vous obtiendrez. Avant de choisir un programme, demandez à l’établissement :
- Le stage est-il obligatoire dans le cheminement qui m’intéresse ?
- Quelles conditions donnent accès à la formule proposée ?
- Quel accompagnement est offert pour rechercher un placement ?
- Que se passe-t-il si je ne trouve pas de stage ?
- Comment les lieux et les dates influencent-ils mon budget et mes autorisations ?
À Sherbrooke, la faculté précise que le stage de la maîtrise n’est pas garanti et indique qu’une personne sans placement est invitée à réaliser un projet. Faites confirmer les modalités applicables à votre cheminement. Par prudence, ne fondez pas votre budget sur un revenu de stage qui n’est pas encore assuré.
Étudiants internationaux : études et stages
Les démarches d’immigration sont distinctes de l’admission universitaire. Pour une formation de plus de six mois au Québec, le parcours général d’une personne étrangère comprend un CAQ pour études et un permis d’études fédéral. Des exemptions et des situations particulières existent. La démarche québécoise ne s’applique pas à un programme en Ontario.
Depuis le 1er avril 2026, les étudiants étrangers admissibles du postsecondaire n’ont plus besoin d’un permis de travail coop distinct pour un stage exigé par leur programme. La mesure est conditionnelle : elle n’autorise pas automatiquement un emploi indépendant ou un stage facultatif.
IRCC prévoit notamment une lettre de l’établissement confirmant que le stage est requis et limite celui-ci à 50 % de la durée totale du programme. Parmi les autres conditions, le permis d’études initial doit autoriser le travail sur le campus et l’employeur doit être accepté par le programme de stages de l’établissement. Des conditions concernent aussi l’inscription à temps plein dans un établissement désigné.
Avant de commencer un stage, consultez l’ensemble des conditions fédérales et faites confirmer par votre établissement si l’expérience envisagée est requise. Les règles présentées ici concernent les étudiants internationaux admissibles du postsecondaire ; elles ne remplacent pas une vérification de votre situation.
Projets sensibles : une vérification de sécurité peut être nécessaire
Certains projets peuvent donner accès à des marchandises contrôlées. Dans les situations visées par le Programme des marchandises contrôlées, une personne inscrite au programme peut devoir demander une exemption pour un étudiant étranger, avec évaluation de sécurité.
Cette démarche est distincte de l’autorisation d’étudier ou de travailler. Elle ne concerne pas automatiquement tous les projets aérospatiaux et ne signifie pas que tous les stages sont fermés aux étudiants internationaux.
Pour une occasion précise, demandez à l’employeur si le mandat touche des marchandises contrôlées, qui organise les vérifications et si d’autres tâches sont possibles pendant la procédure. Évaluez les exigences du projet plutôt que de tirer une conclusion à partir du seul nom du secteur.
Établir son budget et envisager la suite
Comparez les coûts selon votre statut, votre établissement et votre parcours. Prévoyez séparément les frais universitaires, le logement, l’alimentation, le transport, les livres et les autres dépenses personnelles. Pour la maîtrise de Sherbrooke, pensez aussi aux déplacements éventuels vers les établissements partenaires.
Deux chiffres illustrent pourquoi il faut distinguer les catégories :
- Pour les demandes présentées à partir du 1er janvier 2026, le Québec fixe à 24 617 dollars canadiens par an les ressources requises pour les besoins essentiels d’une personne. Ce seuil administratif n’est pas le coût complet d’une année : les droits de scolarité et le transport aller-retour s’ajoutent notamment.
- Pour 2026-2027, Toronto Metropolitan University affiche une fourchette de 44 375 à 44 675 dollars canadiens de frais pour les étudiants internationaux à temps plein dans le programme présenté. Ce n’est ni un tarif pour les étudiants canadiens ni le coût total du séjour.
Ces montants ne mesurent pas la même chose : ne les additionnez pas pour établir le prix d’un programme particulier. Construisez plutôt un budget propre à chaque option.
Enfin, pour situer le secteur, l’industrie aérospatiale canadienne comptait 94 200 emplois directs en 2025, en fabrication et dans les services d’entretien, de réparation et de révision. Il s’agit d’emplois existants, non de postes vacants. Au Québec, les démarches auprès de l’Ordre des ingénieurs du Québec sont distinctes des autorisations d’immigration et de travail : renseignez-vous selon votre diplôme et le titre professionnel visé.
Avant votre candidature, cherchez quatre réponses : le contenu correspond-il à vos intérêts ? Répondez-vous aux conditions d’entrée ? Comment l’expérience pratique est-elle organisée ? Pouvez-vous financer le parcours sans compter sur un placement incertain ?


