Cinq facultés : une carte des possibilités, pas un classement
L’Association canadienne des médecins vétérinaires répertorie cinq établissements canadiens de formation vétérinaire agréés. Cette liste permet de situer les formations ; elle ne constitue ni un classement ni une liste de cinq candidatures possibles pour tous.
| Université | Faculté ou collège | Implantation principale |
|---|---|---|
| Université de Montréal | Faculté de médecine vétérinaire | Saint-Hyacinthe, Québec |
| University of Guelph | Ontario Veterinary College | Guelph, Ontario |
| University of Calgary | Faculty of Veterinary Medicine | Calgary, Alberta |
| University of Saskatchewan | Western College of Veterinary Medicine | Saskatoon, Saskatchewan |
| University of Prince Edward Island | Atlantic Veterinary College | Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard |
Rimouski n’est pas une sixième faculté. Le cursus qui y est offert appartient à l’Université de Montréal, dans le cadre d’un partenariat avec l’Université du Québec à Rimouski.
Pour comparer utilement ces établissements, procédez dans cet ordre : accès à la catégorie de candidature, préalables scolaires, sélection, puis coût de la place. L’agrément du cursus et l’autorisation d’exercer après le diplôme sont encore deux questions distinctes.
Admission : commencer par votre statut et votre résidence
La première vérification n’est pas votre moyenne, mais votre admissibilité administrative. Les établissements n’appliquent pas tous les mêmes restrictions.
| Établissement | Premier filtre à examiner |
|---|---|
| Montréal | Citoyenneté canadienne ou résidence permanente exigée à la date limite ; programme non offert aux candidats étrangers avec un permis d’études |
| Guelph | Catégories nationales soumises à des conditions de résidence ontarienne ; cohorte internationale distincte |
| Calgary | Normalement, résidence albertaine et statut canadien admissible ; exception de résidence pour certaines candidatures autochtones |
| Saskatchewan — WCVM | Citoyenneté canadienne ou résidence permanente et résidence dans une province ou un territoire partenaire admissible |
| UPEI — AVC | Voie subventionnée liée aux provinces atlantiques et voie non subventionnée accessible aux candidatures canadiennes et internationales admissibles |
Pour un candidat international, Guelph et UPEI publient explicitement une voie d’accès internationale. Guelph annonce environ 15 places annuelles dans cette cohorte : il s’agit d’un effectif approximatif, pas d’un nombre de places garanti. Les personnes ayant une double citoyenneté comprenant la citoyenneté canadienne doivent utiliser la catégorie nationale appropriée à Guelph.
À Calgary, les statuts admissibles comprennent les citoyens canadiens, les résidents permanents et les personnes protégées. Les critères provinciaux de résidence doivent être examinés séparément des exigences scolaires.
Avant de payer des tests ou des cours supplémentaires, faites donc confirmer votre catégorie par le service d’admission concerné. Ne déduisez pas votre admissibilité de votre seule présence au Canada.
Places réservées : comprendre le contingentement régional
Le contingentement ne correspond pas seulement à un plafond général : une partie des places est attribuée selon la résidence ou une catégorie désignée. Deux dossiers scolaires comparables ne relèvent donc pas nécessairement du même bassin de sélection.
Pour l’entrée à l’automne 2027, le Western College of Veterinary Medicine affiche la répartition suivante :
| Province, territoire ou catégorie | Places annoncées |
|---|---|
| Colombie-Britannique | 40 |
| Saskatchewan | 25 |
| Manitoba | 20 |
| Territoires | 1 |
| Places autochtones du bassin commun | 2 |
Cinq places sont désignées pour les candidatures autochtones au total : une comprise dans chacun des trois contingents provinciaux et deux dans un bassin commun. Les définitions de résidence et les sous-catégories provinciales doivent être lues dans les règles détaillées de candidature : ce tableau ne remplace pas leur examen.
À l’Atlantic Veterinary College, une évolution est officiellement annoncée pour 2027-2028 : la cohorte doit passer de 70 à 95 étudiants, avec 54 places subventionnées par les provinces atlantiques. Les autres places relèvent de la voie non subventionnée, accessible selon les conditions publiées aux candidats canadiens comme internationaux.
Les résidents atlantiques doivent choisir une seule voie par cycle : une candidature aux deux voies entraîne leur retrait de la sélection pour les places subventionnées.
L’augmentation d’une cohorte ne supprime donc ni la sélection ni les critères régionaux. Pour votre décision, la question utile est : « À quelle catégorie de places puis-je réellement accéder ? »
Durée et préalables : distinguer préparation et diplôme
Un programme professionnel de quatre ans ne signifie pas nécessairement quatre années d’études après le secondaire. Il faut distinguer la préparation exigée avant l’admission et la durée du diplôme vétérinaire lui-même.
À Montréal, le doctorat de premier cycle en médecine vétérinaire comporte 198 crédits sur cinq ans. À Guelph et à UPEI, le DVM dure quatre ans, auxquels s’ajoutent les études universitaires préalables requises.
L’AVC demande au moins vingt cours universitaires préalables, généralement réalisables en deux ans. Cette durée reste indicative : le contenu et les équivalences doivent être acceptés. L’annuaire précise aussi qu’un parcours portant une appellation « pre-veterinary » ne donne pas de préférence à l’admission.
Pour l’entrée en 2027, Calgary affiche dix cours requis et quatre semestres universitaires à temps plein. La définition du temps plein et les dates auxquelles les exigences doivent être satisfaites font partie des conditions à respecter.
Votre outil de préparation : construisez un tableau personnel avec, pour chaque préalable, le cours suivi, son contenu, les éventuels laboratoires, la date de réussite et la confirmation d’équivalence. Si votre formation vient de l’étranger, ne vous fiez pas uniquement à la ressemblance entre les intitulés. Choisissez aussi une préparation dont la poursuite vous intéresserait si votre candidature vétérinaire n’aboutissait pas.
Sélection et calendrier : les minimums ne garantissent pas l’admission
Les seuils publiés permettent de déterminer si un dossier peut être examiné ; ils ne promettent pas une offre d’admission. Pour l’entrée en 2027, Calgary demande notamment un GPA minimal de 3,0 et un résultat minimal de 495 au MCAT, en plus des exigences de cours et de durée d’études.
À Montréal, la fiche d’admission mentionne le test Casper et la possibilité d’une entrevue. Il faut donc préparer les composantes propres à chaque procédure, et non seulement accumuler les cours scientifiques.
Le calendrier demande la même attention. Au 26 octobre 2026, l’échéance VMCAS du 15 septembre 2026 affichée par Guelph pour les candidats internationaux provenant d’un autre établissement est déjà passée. Les étudiants internationaux déjà inscrits à Guelph suivent une procédure de transfert interne dont la date limite publiée était le 1er octobre 2026, également passée à la date de référence de cet article.
Avant d’ouvrir un dossier, relevez séparément la date limite de candidature, les dates de réception des pièces et les exigences de validité des tests. Une échéance ultérieure pour un document ne signifie pas nécessairement qu’une nouvelle candidature peut encore être déposée.
Coûts : comparer le financement de la place, pas seulement la nationalité
Voici des repères officiels pour 2026-2027, en dollars canadiens. Ils concernent des catégories précises et ne constituent pas un tableau exhaustif des coûts des cinq facultés.
| Établissement et catégorie | Droits annuels affichés en 2026-2027 |
|---|---|
| Saskatchewan — place relevant de l’entente interprovinciale | 16 228 CAD |
| UPEI — ligne « Canadian Student Annual Tuition » | 17 266 CAD |
| UPEI — ligne « Unsubsidized Student Annual Tuition » | 87 814 CAD |
Le tarif inférieur d’UPEI ne s’applique pas automatiquement à tout Canadien. Un candidat canadien admis sur une place non subventionnée doit payer les droits correspondant à cette place. La nationalité ne suffit donc pas à déterminer le budget.
À Saskatchewan, la fiche du programme ajoute 1 331,66 CAD de frais étudiants aux droits, soit un total estimatif de 17 559,66 CAD, hors logement et autres dépenses. Les montants d’UPEI présentés ici excluent également les frais additionnels et le coût de la vie.
Ces chiffres ne sont pas des tarifs confirmés pour 2027-2028. Évitez aussi de multiplier mécaniquement les droits d’une année par la durée du diplôme : les barèmes peuvent changer.
Pour le financement, UPEI annonce plus de 200 000 CAD par an de bourses et récompenses administrées pour les étudiants du DVM. C’est une enveloppe collective, non une aide individuelle garantie. Construisez d’abord un budget sans attribution incertaine, puis examinez les aides auxquelles vous êtes effectivement admissible.
Candidats internationaux : financer le projet et préparer le permis
L’admission universitaire et le permis d’études sont deux démarches distinctes. Selon les informations d’IRCC consultées le 26 octobre 2026, les documents demandés comprennent notamment une lettre d’acceptation, des preuves financières et, dans la plupart des cas, une attestation provinciale ou territoriale. Des exemptions et des pièces supplémentaires peuvent s’appliquer selon la situation.
Pour une personne seule étudiant hors Québec, IRCC affiche 23 448 CAD de ressources annuelles de subsistance pour les demandes déposées à compter du 1er septembre 2026. Ce montant exclut les droits universitaires et le transport. Il s’agit d’un seuil administratif, pas d’un budget réel garanti pour toutes les villes ou tous les modes de vie.
Les ressources doivent être démontrées sans compter sur un travail au Canada. Pour évaluer la faisabilité d’une place non subventionnée, additionnez donc les droits correspondant à votre catégorie, les frais complémentaires, les dépenses de vie et le transport, plutôt que de vous limiter au seuil de subsistance.
Ces indications sont générales et ne constituent pas un conseil individuel en immigration.
Universités et programmes
Université de Montréal : Saint-Hyacinthe et Rimouski
La fiche de l’Université de Montréal permet de situer l’établissement. Pour le cursus vétérinaire, l’implantation choisie a des conséquences concrètes sur le parcours : à Rimouski, les trois premières années se déroulent sur place, la quatrième à Saint-Hyacinthe et la cinquième principalement en stages.
Le communiqué du 8 juin 2026 annonce 24 entrants à Rimouski et 96 à Saint-Hyacinthe. Ces deux implantations relèvent de la même faculté. Cette option doit être examinée avec la restriction d’accès du programme : la citoyenneté canadienne ou la résidence permanente est exigée à la date limite.
UPEI : l’Atlantic Veterinary College
La fiche de l’University of Prince Edward Island présente l’université dont fait partie l’Atlantic Veterinary College. Son DVM dure quatre ans après les préalables exigés.
Pour un candidat international, l’AVC mérite une lecture attentive parce qu’il publie une voie non subventionnée. Pour un candidat canadien, il faut tout autant distinguer cette voie des places subventionnées liées aux provinces atlantiques. L’élargissement annoncé pour 2027-2028 ne rend pas ces catégories interchangeables, notamment sur le plan financier.
Après le diplôme : prévoir l’autorisation d’exercer
L’obtention d’un diplôme agréé et la réussite du NAVLE ne dispensent pas de la procédure provinciale d’autorisation d’exercice. Les exigences dépendent de la juridiction. En Colombie-Britannique, par exemple, le régulateur précise le rôle du certificat de compétence du Bureau national des examinateurs pour les catégories d’inscription privée sans restriction concernées.
Si vous êtes déjà vétérinaire diplômé à l’étranger, examinez d’abord le parcours de reconnaissance correspondant à votre formation plutôt que de supposer qu’il faut reprendre tout le cursus. Si vous envisagez d’exercer ensuite dans un autre pays, interrogez également son autorité professionnelle avant de choisir votre diplôme.
Les perspectives ne se limitent pas à la clinique pour animaux de compagnie : Calgary cite notamment la pratique privée, la recherche, les organismes publics, la santé publique et les services diagnostiques. Ce sont des secteurs possibles, pas des garanties d’emploi.
Avant votre candidature, quatre réponses doivent être claires : à quelles places êtes-vous admissible, quels préalables vous manquent, quel calendrier s’applique à votre catégorie et comment financerez-vous le coût correspondant ? C’est sur cette base que la comparaison des facultés devient réellement utile.


